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La vie vous sourit parfois follement et les bonnes choses arrivent plus souvent que d'habitude. Par exemple, vous perdez 5 £, mais de suite après, il vous arrive de trouver un billet de 20 £. Ou bien, à partir de rien, votre compagnon décide de réaliser l'une de vos fantaisies érotiques qui dure toute la vie (ensuite il vous rend les 5 £ qu'il a trouvés après que vous les ayez perdus). Parfois, les choses arrivent et, dans ces moments-là, c'est beau d'avoir de bonnes génétiques dans votre "zone grow". Parce que, comme de nombreux cultivateurs le savent, il n'y a rien de plus doux que la chance qui nous sourit, surtout dans nos initiatives "secrètes".

Récemment,  alors que je traversais une période chanceuse, j'ai entrepris un autre Rapport Grow, cette fois-ci avec comme protagoniste la Critical (féminisée), toujours de la brillante Royal Queen Seeds.

Ainsi, j'ai enfilé six de ces graines exceptionnelles dans des blocs "Root Riot" de clones et graines, et je les ai installées dans un germoir chauffé par le bas, sous une lampe M/Halide à 400W réglée à 18/6 heures (à environ 24 pouces de distance de la lampe). Deux ventilateurs de 6 pouces et un ventilateur tour ionisant de 18 pouces servaient à maintenir la fraîcheur dans l'espace de 1 x 1 x 2,1/2 m (h).

Comme base pour toute la culture (y compris les clones), j'ai utilisé B'Cuzz Kilomix, d'Atami, avec de la Perlite extra (environ 10-15 % en plus) pour avoir un mix "ultra-léger" pour les racines. Critical est très vigoureuse à partir de la graine, mais aussi du clone, donc un mix "ultra-léger" est une excellente solution !

Trois jours plus tard, toutes les graines s'étaient ouvertes. J'ai donc ouvert la ventilation sur le germoir et, le jour suivant, j'ai éteint la chaleur. Le jour 5, j'ai placé toutes les plantes dans des vases de 3,1/5 pouces avec le mix préparé, en les approchant ensuite de la lampe (à environ 18 pouces). Les jours suivants, je les ai déplacées toujours plus près, jusqu'au jour 8, quand je les ai mises directement sous la lampe (à environ 9-10 pouces). 

Tout se passait bien et le jour 15 j'ai transvasé les petites plantes dans des vases de 6 pouces (cultiver de nombreuses plantes dans un espace limité nécessite l'utilisation de vases qui ne soient pas trop grands, autant que possible).

Ayant décidé dès le début de laisser pousser les plantes selon leur schéma naturel (donc sans tailler les pointes), elles n'ont rencontré aucun obstacle et ont donc poussé très rapidement. Il a bien vite été nécessaire de les déplacer à nouveau dans des vases plus grands, de floraison, ce que j'ai fait le jour 25. J'ai sélectionné quatre des six plantes pour les mettre dans des vases de 10 pouces, dont trois plus profonds (de 2-3 pouces) que les vases standard.

Jusqu'à ce moment-là, j'avais donné aux plantes deux fois de la Canna Terra Vega (jour 8 demi-dose, jour 20 dose entière, soit 10 ml par litre d'eau). Leur vigueur a augmenté, de sorte que les transvaser (en faisant attention !) deux fois n'aurait pas fait la différence dans le rythme de croissance. Le jour 28, le moment était venu de les transférer dans la "salle de floraison". Je les ai mises dans une bonne position, sous deux lampes Son t plus à 400W dans un espace de 2 x 1 x 2 m (h) avec d'autres petites plantes en germination et deux ventilateurs de 18 pouces.

Six jours seulement après le cycle 12/12, elles ont commencé à fleurir toutes les quatre (deux sur quatre s'allongeaient déjà). J'ai alors commencé à ajouter une dose complète de Canna Terra Flores à chaque fois que j'arrosais. J'ai également fait deux boutures aux deux plantes qui avaient un meilleur aspect (nous reviendrons sur l'aspect plus loin).

Le jour 22 du cycle 12/12, elles fleurissaient comme jamais et la résine se diffusait déjà. J'ai alors augmenté l'alimentation à une double dose (20 ml par litre) à chaque fois que j'arrosais, en rinçant avec de l'eau pure toutes les cinq fois. La floraison était si abondante qu'en quatre jours j'ai donné aux plantes quatre doses d'un supplément PK 13/14. Le jour 31, il était désormais évident que deux sur quatre auraient été de bonnes productrices... et heureusement que j'avais fait les boutures justement sur ces deux plantes.

Pendant les dix jours suivants, l'épaisseur de toutes les plantes augmentait (de façon plus visible pour deux d'entre elles). Le jour 38, j'ai dû retourner à une alimentation avec des doses normales. Le jour 42, j'ai arrêté de les nourrir, en continuant seulement à les rincer avec de l'eau. Le jour 47, j'ai vu que certains pistils commençaient à s'assombrir. Le jour 51 du régime 12/12, j'ai contrôlé avec une loupe 8x et j'ai vu que les glandes de résine de deux plantes (les plus basses) commençaient à devenir laiteuses. J'ai pensé qu'il ne manquait pas beaucoup pour les deux plantes plus grandes.

Ce soir-là, j'ai effectué la récolte, en coupant les plantes et en les suspendant pour les faire sécher. La structure des plantes et leurs buds variaient un peu ; les deux plantes hautes avaient des buds "pépiteux" et durs, avec beaucoup d'espace entre les entre-nœuds, tandis que les deux plantes basses avaient une structure de buds plus "fine", mais les buds étaient aussi plus denses, avec un bel espace étroit entre les entre-nœuds.

L'odeur changeait peu d'une plante à l'autre, très épicée, de terre, pendant la phase de germination (même si, à bien y réfléchir après le stone, il se peut que les plantes hautes aient un peu plus le goût de hash/skunk) et, bien que forte, elle n'a posé aucun problème.

Les buds sont restés environ dix jours suspendus dans un buffet, dans l'obscurité, pour les faire sécher. Pour atteindre le maximum de leur potentiel, une période de traitement aurait été nécessaire (20 ou 30 jours dans une boîte en verre). Concernant la production et la fumée... je vais y venir, après une digression sur l'art de cloner la Critical.

Combien de personnes douées dans le clonage connaissez-vous ? Je connaissais des cultivateurs experts capables d'utiliser chaque gramme de leurs plantes, toujours, même les yeux fermés ! Mais si vous leur demandez de faire des boutures, la moitié d'entre eux se fane comme les boutures qu'ils essayent de faire. Il reste l'autre moitié, qui obtient à chaque fois un grand succès. Mais il existe deux catégories de "faneurs" : ceux qui croient que le clonage est une chose étrange digne de Harry Potter, "réservée aux magiciens", et les "aspirants cloneurs", qui sont tellement confus qu'on dirait que leur vie en dépend !

D'après moi, réussir ou non un clonage dépend du type de personne que vous êtes, pas du fait que vous ayez ou non la main verte. Une personne insouciante, qui voit toujours le verre à moitié plein, aura probablement plus de succès qu'une personne qui regarde la vie d'une façon sérieuse et rigide – le genre de personne qui se fiche de savoir si le verre est à moitié plein ou à moitié vide : pour eux, il n'est pas plein et c'est tout ce qui compte. Tous les cloneurs de succès que je connais sont des personnes tranquilles et heureuses, tandis que les cloneurs qui ont moins de succès sont des crétins têtus, pour ne pas dire des boudeurs !

Dans tous les cas, voici mes conseils pour cloner une plante Critical (ou n'importe quelle autre plante) avec succès. Avant tout, il est fondamental d'avoir une bonne idée de l'expérience de clonage : "si ça marche, c'est bien... si ça ne marche pas, patience !" Si vous y pensez comme à une sorte de science obscure, il est probable que vous ne réussirez pas. Assurez-vous d'avoir une lame neuve et pointue, par exemple un couteau Stanley, de la solution pour clonage, des blocs "Root Riot" pour clones et graines (de Growth Technology) ou quelque chose de semblable, du stimulateur de croissance biologique Nitrozyme (pas essentiel) et un petit germoir réchauffé (essentiel).

En faisant les boutures de la Critical que je testais, j'ai attendu jusqu'au début de la floraison pour sélectionner celles à partir desquelles faire les clones. Mais si vous débutez dans le clonage (ou si vous n'avez généralement pas beaucoup de succès), je vous conseille de porter vos boutures au cycle veg (18/6), puisque la plante se trouve dans une phase de croissance "vigoureuse", et elles prendront plus rapidement.

Une fois choisies les plantes à cloner, j'ai installé un plan de travail dans la cuisine avec les blocs de clones que j'avais préparés, en les imbibant d'eau tiède. Il faut une brochette ou quelque chose de semblable pour faire des trous dans les blocs (il ne faut jamais donner pour sûr que le trou dans le bloc est suffisant, parce qu'y enfiler une bouture par la force n'est pas une bonne solution !). Il faut aussi un doseur de pinte d'eau tiède, où sera placé le matériel végétal à peine taillé, la solution de clonage et un couteau.

Assurez-vous que tout soit propre (et je ne parle pas d'un rinçage rapide, mais d'eau bouillante et de détergent). Il est aussi très important de pré-chauffer le germoir quelques heures avant de faire les boutures.

Ainsi, avec les deux plantes Critical sélectionnées prêtes sur le plan de travail, j'ai contrôlé la partie supérieure des plantes pour chercher le meilleur point. L'idéal serait de trouver une belle branche saine dans le tiers supérieur de la plante (avec une Critical qui a bien poussé, vous n'aurez que l'embarras du choix !). Prenez le couteau et descendez de 4 pouces à partir de la cime de la plante (disons trois ou quatre nœuds en dessous de la cime en croissance) et retirez toutes les feuilles dans cette zone sauf celles sur la pointe et le petit groupe de feuilles juste en dessous. Ensuite, coupez les feuilles le plus près possible de la branche, en faisant attention de ne pas l'abîmer.

Maintenant, à quatre pouces (ou au moins trois ou quatre nœuds) de la cime, coupez net à un pouce (mieux deux pouces) sous le nœud que vous avez choisi, et posez de suite celui que vous avez coupé dans le doseur d'eau tiède. À présent, avec le couteau dans l'eau, coupez net à 45 degrés sous le nœud inférieur (sans jamais retirer la bouture de l'eau). Pour le moment, vous pouvez vous sentir soulagé, parce que les boutures peuvent être laissées comme ça pendant plusieurs jours, en restant encore enracinées. Dans tous les cas, la bouture doit rester dans le doseur pendant au moins deux minutes, pour lui permettre d'absorber de l'eau dans la branche après le choc de la coupe – de l'eau et non de l'air, qui lui serait fatal.

Maintenant, avec la solution pour clonage prête, avec un bloc pour racines bien percé, la bouture doit être rapidement retirée de l'eau et trempée dans la solution. Normalement, je trempe les deux tiers de la bouture pendant au moins 20 secondes. Ensuite, avec le plus grand soin, la bouture doit être insérée dans le bloc, qui doit être délicatement pressé pour la serrer. La bouture doit toujours être manipulée avec le plus grand soin : un toucher trop lourd ou trop étroit peut compromettre les probabilités qu'elle prenne.

À présent, il faut placer le bloc sur le plateau et l'insérer immédiatement dans le germoir, dont les ventilations doivent être fermées. Quand toutes les boutures sont installées dans le germoir, une giclée de stimulateur de croissance Nitrozyme est utile, car il aide les boutures à prendre de l'avance, en stimulant le nutriment enzymatique des feuilles. Le germoir a besoin d'un bon éclairage, mais il ne faut surtout pas exagérer avec la chaleur. Dans le cas de Critical, j'avais installé le germoir à environ 18 pouces de la lampe M/Halide à 400W, avec un ventilateur constamment en fonction au-dessus de l'unité. Quatre jours plus tard, j'ai donné une autre giclée de Nitrozyme.

À sept jours, j'ai commencé à ouvrir les ventilations sur le germoir. À neuf jours, les blocs montraient de belles racines sur les quatre boutures. Je les ai donc insérés dans des vases de 3,1/2 pouces (avec le même mix utilisé pour les graines Critical), en les plaçant à environ 18 pouces de la lampe. Dans les 24 heures suivantes, je les ai surveillés et au cours du premier cycle nocturne "exposé", j'ai donné une autre giclée de Nitrozyme. Le jour suivant, j'ai installé toutes les pointes en germination, en déplaçant ensuite les blocs plus près de la lampe (12-14 pouces).

Après avoir passé 14 jours dans de petits vases (c'est-à-dire 23 jours après la "taille"), je les ai transvasées dans des vases de 10 pouces en les nourrissant de suite avec une demi-dose de Canna Terra Vega, et le soir-même, j'ai encore donné une giclée de stimulateur de croissance et une dose de 2 ml de stimulateur dans 1 litre d'eau.

Dans les sept jours suivants, les boutures semblaient comme folles, elles poussaient à la vitesse de la lumière. Après 21 jours, j'ai placé deux des plantes dans la "salle de floraison", en les mettant dans une position optimale et en les nourrissant avec une dose entière de Canna Terra Flores. Le jour 7 du cycle 12/12, les deux plantes avaient commencé à fleurir. Le jour 15, la production de fleurs et de résine procédait très bien. En plus de la double dose de nutriments (Terra Flores) à chaque arrosage, j'ai décidé (étant donné qu'elles étaient très robustes) d'ajouter une dose entière de mix PK 13/14 (5 ml par litre) à partir des jours 17-20 du cycle 12/12.

Le jour 30, les deux plantes avaient un très bel aspect. L'une était plus basse et se comportait exactement comme la mère : elle germait avec de courts entre-nœuds sur les quatre tiges, dans une structure dense et avec une légère floraison. Sa plus grande sœur se comportait, elle aussi, comme la mère, en formant des buds espacés, solides, gonflés et résineux.

Le jour 31, j'ai procédé à trois autres jours de stimulation PK 13/14 à 3 ml par litre. Le jour 35 (12/12), grâce à la taille précoce et à l'utilisation de stimulateurs de croissance, les deux plantes ont abondamment dépassé les mères en termes de production de buds. Les buds sur la plante plus grande sont devenus tellement solides et lourds que j'ai dû utiliser des tuteurs. J'ai également diminué l'alimentation à une seule dose lors de chaque arrosage.

Le jour 43, les buds ont terminé le "rush" floréal et se sont bien remplis. La production de résine avait maintenant atteint son pic. À partir de ce moment-là et jusqu'à la récolte, les plantes n'ont été nourries qu'avec de l'eau. Le jour 46, les plantes étaient pleines de buds résineux et gonflés. Certains pistils de la plante plus petite devenaient déjà marron. Il faut dire que, dans ces circonstances, alors que j'utilisais des vases de 10 pouces, il aurait mieux valu en utiliser de 14 ou même de 16 pouces, étant donné que Critical, dans de bonnes conditions, est une sale plante avide, qui produit un système racinaire capable de satisfaire sa grande faim.

Le jour 48, les deux plantes devenaient marron, mais les glandes de résine étaient encore transparentes. Deux jours plus tard, les deux plantes montraient environ 1/8 des pistils de couleur marron, et certaines glandes de résine de la plante plus petite, observées avec une loupe x8, étaient légèrement opaques. Le moment de la récolte était venu !

Après les tailles, le bouturage et le séchage, une chose était bien claire : ces deux demoiselles avaient produit plus en moins de temps (71 jours après la prise des racines) que leurs quatre prédécesseurs tous ensemble. Les quatre graines de Critical ont produit un net de 13 g, 18 g, 21 g et 24 g pour un total de 76 g en 79 jours. Tandis que deux clones seulement ont produit un net de 32 g (la grande plante) et 49 g (la petite plante) pour un total de 81 g en 71 jours à partir de la prise (80 jours à partir de la taille). Les deux clones ont produit plus du double des quatre plantes originales !


Il ne faut pas oublier que cette variété (surtout le phénomène court) montre une structure de buds potentiellement sujette à la moisissure ! Il est donc conseillé, dans la deuxième partie de la phase de germination, d'aérer les buds avec beaucoup d'air sec en mouvement. Dans tous les cas, il faut bien les surveiller ; on ne sait jamais !


Je pense que Critical – si elle est bien sélectionnée, bien taillée deux fois dans la phase initiale, laissée peut-être en veg pendant quelques temps, avec une abondance de nutriments et de booster, dans de grands vases avec une base très légère – est une variété avec un énorme potentiel.
 
Quand Critical est séchée, si elle n'est pas touchée, son odeur n'est pas très forte. Mais quand vous l'ouvrez, vous sentez de suite une odeur "de qualité", terreuse – presque d'amandes grillées et d'épices – avec une touche étrange de gaz. Cette odeur disparaît pendant le traitement, mais pas complètement ; elle n'influence cependant absolument pas la délicieuse fumée. Il me semble que vous ne rencontrerez pas de difficulté avec Critical dans les phases de croissance, de clonage et de séchage, mais dans le pelage ! Elle est si saturée de résine que dès que vous la touchez, vous vous retrouvez avec les feuilles de papier et les morceaux de tabac collés sur les mains, tandis que tout le reste est par terre !

En ce qui concerne la fumée, les deux variantes de Critical sont très semblables. La saveur est étonnamment "de hash" et "charnue", tandis que les buds un peu plus solides ont plus une saveur de skunk. Le stone est très agréable, corporel, fort mais pas mortel, accompagné d'une agréable sensation hilarante. Après quelques pipes, on a l'impression de finir "couch locked", mais ce n'est pas ça. En réalité, vous découvrirez que vous pouvez faire un tas de choses, sauf que vous les ferez en souriant et en titubant un peu plus que d'habitude. Nous avons trouvé que le stone arrive furtivement ; vous pouvez fumer deux ou trois pipes avant que la première ait eu son plein effet. Ce n'est pas le stone le plus long, mais ça va bien comme ça, parce qu'on passe la soirée défoncé, mais on se lève le matin complètement lucides !

En somme, Critical semble idéale à tous points de vue : sa culture et son clonage sont une bagatelle, sa production est abondante et rapide, et la fumée est de première qualité. En d'autres termes, Royal Queen Seeds parvient encore une fois à offrir des génétiques (féminisées) de grande qualité à un prix presque dérisoire ! Si vous êtes du genre à voir du mal à cloner (n'importe quel type), je vous conseille fortement Critical : c'est une bonne variété pour perfectionner vos capacités.

Salut à tous !