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By Steven Voser


Des études ont montré que dans les foies malades, il y a une plus grande expression des récepteurs cannabinoïdes[1] par rapport aux foies sains. Naturellement, cela soulève la question suivante : la marijuana affecte-t-elle le foie ? Pourrait-elle même être utilisée pour gérer certains de ces problèmes ? Les foies ayant une plus grande abondance de récepteurs seront, après tout, plus réceptifs aux cannabinoïdes.

De nombreux chercheurs s’efforcent aujourd’hui de trouver des réponses à ces questions et nous explorons ci-dessous certaines de leurs découvertes.

Quelle est la fonction du foie ?

Le foie est un organe fascinant qui joue un rôle absolument vital dans notre survie. L’une de ses principales fonctions est d’agir comme un filtre en extirpant les bonnes parties de ce que nous ingérons et en laissant ou en détoxifiant le reste pour l’évacuation.

Il se situe juste en dessous du diaphragme et majoritairement sur le côté droit du corps. Il est composé d’un grand lobe droit et d’un lobe gauche plus petit reliés par un faisceau de tissu conjonctif qui l’ancre également à la paroi abdominale. En moyenne, un foie adulte pèse environ 1,4 kg. Dans une poche située sous le foie se trouve la vésicule biliaire où la bile est stockée. Celle-ci est produite par le foie pour décomposer les graisses.

La veine porte est l’une des parties les plus importantes du foie. C’est par ce vaisseau que passe le sang provenant des organes digestifs, apportant avec lui tout ce qu’il y a de bon et de mauvais. C’est le travail du foie de faire le tri en remettant les bonnes choses dans le sang pour qu’elles soient utilisées et en repoussant le reste pour qu’il soit évacué. La vitamine K présente dans le foie est également utilisée pour créer des protéines qui provoquent la coagulation du sang lorsqu’une personne est blessée.

Parmi les substances dont le foie doit s’occuper – et dont il est étonnamment capable de s’occuper – figurent les médicaments.

  • Quels sont les problèmes de foie les plus courants ?

Dans l’ensemble, les foies sont étonnamment robustes et peuvent encaisser des chocs, même de substances synthétiques pour lesquelles ils n’ont pas évolué. Néanmoins, en raison de diverses substances et maladies, les foies peuvent rencontrer des problèmes, dont certains sont très graves.

Voici quelques-uns des problèmes de foie les plus courants :

L’hépatite Ce virus affecte le foie et, sans traitement, peut être mortel. Il provoque des cicatrices qui entravent le bon fonctionnement de l’organe.
Stéatose hépatique ou maladie du foie gras (NASH) Ce trouble peut être provoqué par l’alcoolisme chronique, l’obésité ou un mode de vie sédentaire, entre autres causes. Des dépôts de graisse s’accumulent dans le foie, réduisant sa fonction et conduisant éventuellement à une insuffisance hépatique.
Fibrose Il s’agit de la cicatrisation des tissus fibrotiques. Là encore, un mode de vie malsain peut en être la cause et si rien n’est fait, le tissu cicatriciel peut devenir si abondant qu’il nuit gravement à la capacité de fonctionnement du foie.
Cirrhose Il s’agit de la maladie en phase terminale causée par la fibrose.

Comme vous pouvez le constater, le foie peut subir de nombreux dysfonctionnements, dont la plupart sont dus à un mode de vie malsain, principalement l’abus d’alcool et l’obésité. Le foie entre en contact avec tout ce que vous ingérez et en subit également les conséquences. Il n’est donc pas surprenant qu’il souffre tant d’une consommation excessive d’alcool ou d’une alimentation déséquilibrée et malsaine.

Le foie est capable de se réparer, en particulier dans le cas de maladies comme la NASH, si celle-ci n’est pas trop avancée. Les maladies comme la fibrose sont moins réversibles en raison de l’accumulation de tissu cicatriciel. Chacun de ces troubles peut conduire à une insuffisance hépatique qui est fatale si elle n’est pas traitée. Lorsque le foie atteint ce stade, la seule solution est une transplantation hépatique.

Il s’agit donc bien d’un cas où la prévention est le meilleur remède.

Quels sont les problèmes de foie les plus courants ?

Le cannabis affecte-t-il le foie ?

Il y aura toujours des cas où les gens rencontreront des problèmes de foie, que ce soit par leur propre choix ou simplement par malchance. Dans un cas comme dans l’autre, il est essentiel de trouver des traitements efficaces pour leur permettre de retrouver une bonne santé.

Aujourd’hui, nous posons la question suivante : le cannabis (en particulier les cannabinoïdes) pourrait-il jouer un rôle futur concernant le fonctionnement du foie ?

À l’heure actuelle, la recherche n’en est qu’à ses débuts et il n’est donc pas possible de tirer des conclusions. Ce que nous pouvons faire, cependant, c’est décrypter ce qui a été examiné jusqu’à présent.

  • Cannabis et fibrose

Les récepteurs cannabinoïdes, en particulier CB1 et CB2, sont assez massivement présents dans tout le corps humain. Ces récepteurs, ainsi que des endocannabinoïdes, des enzymes et d’autres composants, constituent le système endocannabinoïde (SEC).

Les endocannabinoïdes sont des cannabinoïdes produits par le corps humain, les deux plus répandus étant le 2-AG et l’anandamide. Ces molécules se lient aux récepteurs cannabinoïdes pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme. C’est également de cette manière que le cannabis exerce ses effets : les cannabinoïdes du cannabis interagissent avec le système endocannabinoïde et produisent des résultats similaires, mais distincts des endocannabinoïdes.

Habituellement, les récepteurs CB1 et CB2 sont très peu nombreux dans le foie. Cependant, selon les données mentionnées précédemment, les personnes souffrant de fibrose semblent en avoir un nombre potentiellement beaucoup plus élevé que celles dont le foie est sain.

On pense que ces récepteurs jouent un rôle dans la génération du tissu cicatriciel – un rôle profibrogène[2]. En fait, c’est beaucoup plus complexe que cela. Les recherches de Parfieniuk et Flisiak (2008) ont permis d’identifier les deux récepteurs comme ayant des rôles opposés. Il semble que l’activation du récepteur CB1 ait, entre autres conséquences, des effets profibrogènes et pro-inflammatoires. Pour les personnes atteintes de fibrose, ces effets ne sont pas souhaitables.

À l’inverse, ils ont découvert que l’activation du récepteur CB2 a les effets opposés, ce qui ouvre peut-être une voie au traitement de la fibrose. Le problème, cependant, est que le THC – le principal cannabinoïde du cannabis – est principalement un agoniste du récepteur CB1, ce qui signifie qu’il « l’active ».

Une autre étude, menée par Hezode et al. (2005)[3], a examiné les effets de la consommation quotidienne de cannabis chez les personnes atteintes de fibrose hépatique. Ils ont fait le même constat : il semble que l’activation des récepteurs CB1 accélère le développement de la fibrose. Mais tout n’est pas mauvais. Une étude réalisée en 2011[4] a montré que l’activation des récepteurs CB2 pouvait déclencher la mort cellulaire des cellules malignes, réduisant ainsi le tissu cicatriciel.

Ces travaux de recherche montrent que le système endocanabinoïde et sa manipulation pourraient bien exercer un effet remarquable sur la fibrose. Une compréhension plus approfondie de cette relation pourrait ouvrir la voie à des traitements efficaces à l’avenir.

Le cannabis affecte-t-il le foie ?
  • Le cannabis et la stéatose hépatique (maladie du foie gras ou NASH)

Les recherches sur le rôle potentiel du cannabis dans la NASH sont en cours et se contredisent.

Par exemple, la recherche de Purohit, Rapaka et Shurtleff (2010)[5] a révélé que les récepteurs CB1 étaient plus présents dans le foie des personnes atteintes de NASH. À son tour, l’activation des récepteurs CB1 semble provoquer le développement des récepteurs CB2. Les chercheurs ont conclu que l’activation de l’un ou l’autre type de récepteur provoquait une plus grande accumulation de graisse dans le foie. Ce phénomène était encore plus prononcé chez les personnes atteintes de NASH à la suite d’une hépatite.

De même, une étude de 2021 de Berk et al.[6] a examiné l’influence de l’activation des endocannabinoïdes sur la stéatose hépatique non alcoolique. La recherche a donné des résultats similaires en pointant vers une accumulation de graisse dans le foie. Ils ont donc conclu que la compréhension de cet effet et la modulation des récepteurs en conséquence pourraient présenter des pistes de traitement pour la NASH. Cependant, on ne sait pas encore si le cannabis pourrait avoir un rôle à jouer là-dedans.

  • Cannabis et hépatite

L’hépatite virale peut provoquer une maladie du foie à modulation immunitaire. Hegde et al. (2008)[7] a cherché à savoir si la modulation des cellules T par le THC pouvait avoir un effet sur l’inflammation du foie causée par l’hépatite. Il est important de noter que cette recherche a été menée sur des souris et ne peut donc pas être directement extrapolée à l’Homme.

Cependant, on a étonnamment découvert que l’endocannabinoïde naturel anandamide semble supprimer les niveaux de cytokines. L’anandamide est normalement décomposée assez rapidement par la FAAH, une enzyme des acides gras. Cependant, le cannabidiol (CBD) inhibe cette enzyme, permettant ainsi à une plus grande concentration d’anandamide d’être disponible pour l’organisme.

L’hépatite peut être difficile à traiter et les traitements peuvent être très éprouvants. C’est pourquoi certaines études ont cherché à découvrir si une partie des effets secondaires graves du traitement de l’hépatite pouvait être influencée par le cannabis ou ses cannabinoïdes. Pour les hépatites C sévères, la chimiothérapie est parfois utilisée. Parmi les symptômes les plus courants de ce traitement figurent les nausées et l’anorexie. Dans cette optique, une étude menée par Costiniuk, Mills et Cooper (2008) a cherché à savoir[8] si les traitements au cannabis administrés par voie orale pouvaient affecter ces symptômes.

  • Cannabis et alcoolisme

L’alcool est l’une des principales causes de maladies du foie. Même en quantité relativement faible, la consommation d’alcool sur une période prolongée peut y causer des dégâts. Le cannabis a non seulement été étudié pour ses effets sur les maladies du foie, mais aussi pour son potentiel à aider les gens à arrêter de boire de l’alcool, permettant ainsi au foie de se réparer.

Par exemple, Prud’homme, Cata, et Jutras-Aswad (2015)[9] a exploré si le CBD pouvait jouer un rôle dans les comportements à forte dépendance en examinant 14 études : 9 sur des animaux et 5 sur des humains.

Turna et al. (2019)[10] a également examiné de nombreuses études en trouvant des résultats similaires à ceux de Prud’homme et al. Mais comme pour une grande partie de cette recherche, ils ont également souligné l’importance de mener davantage d’études cliniques sur des groupes humains plus larges. Jusqu’à présent, la majorité des recherches ont été menées sur des animaux ou des cellules hors du corps.

Bien que l’on ne puisse pas encore tirer de conclusions de ces résultats, ils démontrent un véritable besoin pour des études plus approfondies sur le cannabis et l’alcoolisme.

Le cannabis peut-il endommager le foie ?

Le cannabis a-t-il un effet négatif sur votre foie ? C’est une question importante, à la fois pour ceux qui souffrent d’une maladie du foie ou les autres. Pour y répondre, nous allons évaluer les effets du THC et du CBD séparément.

THC

Comme l’indiquent certaines des recherches mentionnées ci-dessus, il est possible que le THC, via l’activation des récepteurs CB1, ait un impact négatif sur le développement du tissu cicatriciel et l’accumulation de graisse dans le foie.

Cependant, ces recherches se sont concentrées sur les personnes ayant déjà des problèmes. Dans un foie homéostatique, l’absence apparente d’expression des récepteurs cannabinoïdes modifierait probablement ces résultats.

CBD

Une étude de 2019 sur des souris[11] a cherché à savoir si le CBD présentait des caractéristiques hépatotoxiques (endommageant le foie). Les chercheurs ont administré une dose équivalente (proportionnelle à leur poids) de la plus forte dose recommandée d’Epidiolex – un médicament synthétique au CBD approuvé par la FDA et utilisé pour traiter deux formes rares d’épilepsie résistante aux médicaments.

Cette dose a semblé affecter le foie des sujets ; cependant, aucune preuve de cet effet n’a été observée chez les sujets humains.

Le cannabis interagit-il avec les médicaments ?

Oui, en particulier le CBD. Le cytochrome P450 est une enzyme du foie responsable de la décomposition de la plupart des médicaments et des substances étrangères. Donc, si vous prenez des médicaments, c’est probablement cette enzyme qui va les décomposer et les évacuer.

Le problème avec le CBD est qu’il peut (temporairement) désactiver cette enzyme, ce qui signifie que les médicaments seront métabolisés à un rythme plus lent. Selon le médicament, cela peut entraîner des effets secondaires plus importants et plus longs ou même causer des dommages au foie.

Par conséquent, avant de prendre du CBD avec des médicaments (ou d’autres drogues), consultez un professionnel de la santé, car le cannabinoïde pourrait finir par faire plus de mal que de bien.

Cependant, il y a un côté positif à tout cela. Cette inhibition de la dégradation de certains médicaments pourrait ouvrir la voie à la modulation des traitements existants. Par exemple, une étude réalisée en 2016[12] a montré qu’en introduisant du CBD, les doses d’autres médicaments pouvaient être réduites sans affecter leur efficacité. On pense qu’une fois correctement maitrisé, cela pourrait permettre de diminuer les doses de médicaments et leurs effets secondaires, sans sacrifier les effets escomptés.

Le cannabis a-t-il un lien direct avec le fonctionnement du foie ?

Il est clair que les personnes atteintes d’une maladie du foie ne devraient pas tendre la main pour fumer un coup. Mais on ne sait pas si les cannabinoïdes dans leur ensemble sont « bons » ou « mauvais » pour le foie.

Ce qui est clair, c’est qu’il est nécessaire de poursuivre les recherches afin de découvrir les avantages et les inconvénients. Même lorsque le cannabis peut être nocif, comprendre la totalité de ses effets nous permettra de mieux appréhender les maladies mêmes et les traitements potentiels.

Sources Externes
  1. Hepatic Cannabinoid Signaling in the Regulation of Alcohol-Associated Liver Disease | Alcohol Research: Current Reviews https://arcr.niaaa.nih.gov
  2. Role of cannabinoids in chronic liver diseases https://www.ncbi.nlm.nih.gov
  3. Daily cannabis smoking as a risk factor for progression of fibrosis in chronic hepatitis C - PubMed https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  4. Cannabidiol attenuates cardiac dysfunction, oxidative stress, fibrosis, inflammatory and cell death signaling pathways in diabetic cardiomyopathy https://www.ncbi.nlm.nih.gov
  5. Role of Cannabinoids in the Development of Fatty Liver (Steatosis) https://www.ncbi.nlm.nih.gov
  6. Phytocannabinoids—A Green Approach toward Non-Alcoholic Fatty Liver Disease Treatment https://www.ncbi.nlm.nih.gov
  7. Attenuation of experimental autoimmune hepatitis by exogenous and endogenous cannabinoids: involvement of regulatory T cells - PubMed https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  8. Evaluation of oral cannabinoid-containing medications for the management of interferon and ribavirin-induced anorexia, nausea and weight loss in patients treated for chronic hepatitis C virus - PubMed https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  9. Cannabidiol as an Intervention for Addictive Behaviors: A Systematic Review of the Evidence https://www.ncbi.nlm.nih.gov
  10. Cannabidiol as a Novel Candidate Alcohol Use Disorder Pharmacotherapy: A Systematic Review - PubMed https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
  11. Molecules | Free Full-Text | Hepatotoxicity of a Cannabidiol-Rich Cannabis Extract in the Mouse Model | HTML https://www.mdpi.com
  12. Human Metabolites of Cannabidiol: A Review on Their Formation, Biological Activity, and Relevance in Therapy https://www.ncbi.nlm.nih.gov
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