Il n’y a rien de plus frustrant que de passer des mois à s’occuper de sa culture, pour finir par la trouver infestée de pourriture des têtes et de moisissure lors des derniers stades. Pire encore, en passant à côté, vous pourriez vous retrouver à les fumer et les conséquences sur la santé pourraient être très sérieuses. C’est pourquoi apprendre à éviter et identifier l’herbe moisie est une nécessité absolue pour le moindre fumeur ou cultivateur sérieux. Protégez vos plantes, protégez vos poumons.

Alerte rouge : moisissure des têtes

On ne veut pas être alarmistes, mais pour nous, la weed moisie est l’ennemi public n°1. De tous les nuisibles, maladies, mauvaise chance et fléaux de Mère Nature qui peuvent potentiellement s’abattre sur une plantation de cannabis, c’est la moisissure du cannabis qui est la menace la plus triste et toxique pour tout fumeur de joints ordinaire.

Une weed pourrie n’est pas seulement horrible pour vos réserves, c’est en fait un déchet toxique que vous devriez traiter en tant que tel. Si vous avez la malchance de consommer de la beuh moisie, peu importe si vous la mangez, la fumez ou la vaporisez, vous consommez des milliers, voire des dizaines de milliers de spores microbiennes nuisibles.

Dans le meilleur des cas, le goût désagréable devrait vous couper l’envie de trop en consommer et devrait vous pousser à jeter la weed contaminée à la poubelle sans effets négatifs.

Mais dans le pire des cas, vous pourriez vous retrouver à l’hôpital avec une grave infection des poumons et pour seul visiteur un détestable activiste anti-cannabis qui espère avoir les droits de l’histoire du premier décès lié au cannabis enregistré dans l’histoire.

  • Recherches sur les dangers de fumer un cannabis moisi

Bien que rares, on trouve des preuves qui indiquent que pour votre santé, mieux vaut éviter les têtes moisies. Une étude dirigée par Gargani en 2011[1] a observé des cas de deux décès dus à des infections pulmonaires. Dans les deux cas, il fut découvert qu’un champignon Aspergillus fumigatus avait colonisé les cavités pulmonaires et jouait un rôle dans les décès. De plus, on ne sait pas vraiment si ce champignon survit à la combustion, il se pourrait donc que ce soit simplement l’exposition au cannabis contaminé qui l’ait provoqué.

Mais détendez-vous, il s’agissait de deux fumeurs chroniques (20 joints par jour) observés sur une période de plusieurs décennies. Un simple spliff moisi ne devrait pas vous tuer. Néanmoins, cela prouve que les dangers du cannabis moisi ne sont pas qu’un mythe.

Comment détecter une weed moisie en achetant

Si vous vous fournissez auprès d’un cannabis club, coffee shop ou dispensaire réputé, vous ne devriez vraiment pas avoir à vous inquiéter de têtes pourries. Mais malheureusement, il faut toujours faire attention, car la moisissure ne fait pas de différence entre les amateurs et les professionnels, il lui suffit de conditions optimales, même après la récolte.

Un curing mal fait, ou un stockage inadapté par le revendeur de cannabis peut transformer un gros bocal de têtes en un tas poilu de champignons. De l’herbe humide est un bouillon de culture pour les champignons et une invitation pour les moisissures.

Même après un séchage lent et soigneux, idéalement, dans des sachets en papier marron, le curing est l’étape finale et c’est trop souvent là où tout dérape.

Une autre caractéristique désagréable de la weed moisie est son odeur de pourriture. Parfois ça sent comme du foin, mais il y a toujours un problème avec l’odeur des têtes moisies. Vous devriez renifler tout autant que vous regardez de près ce que vous avez l’intention d’acheter.

La plupart des revendeurs de cannabis haut de gamme n’aiment pas trop que les consommateurs touchent trop librement la weed de leur menu.

Si et seulement si vous le revendeur vous y autorise, il est préférable de tester un échantillon en joint ou dans une douille, pour avoir un aperçu direct du toucher et du goût. Si vous avez le feu vert, allez-y. De toutes façons, les joints gratuits sont toujours les meilleurs joints.

Comment détecter une weed moisie en achetant
  • Comment repérer le cannabis moisi

Il existe quelques signes révélateurs à observer lorsque l’on essaie de savoir si son cannabis est moisi. Certaines têtes demandent plus qu’une rapide inspection, car elles auront l’air d’être en parfaite santé.

Les signes incluent :

  • Revêtement blanc grisâtre : revêtement subtilement « poussiéreux », brillant et résineux des trichomes
  • Sous une lumière noire (UV), une teinte verte émanera des spores
  • Odeur semblable à celle de l’urine de chat
  • Taches noires ou vert foncé sur les têtes
  • Duvet blanc, gris, jaune ou marron
  • Substance semblable à une toile blanche, grise ou noire
  • Toile de tétranyque ou oïdium (elles se ressemblent et sont mauvaises toutes les deux)
  • Oïdium : peut ressembler à du kief, mais aura l’air plus sec et poussiéreux
  • Substance gluante

D’un autre côté, voici quelques signes qui indiquent que vos têtes sont saines et bonnes à fumer :

  • Couleurs intenses (sous une lumière normale)
  • Arômes acidulés de « bonne weed » (pas repoussant)
  • Collantes, mais exemptes de substances étranges
  • Sans taches de croissance

Utilisez notre guide de dégustation du cannabis et de différentiation entre un bon et un mauvais cannabis pour tout savoir sur comment repérer des têtes moisies.

Mais y a-t-il un moyen de retirer la moisissure des têtes de cannabis ? Malheureusement non, si elle y est, elle y reste. Heureusement, nos corps ont évolué pour identifier et être repoussés par tout ce qui est moisi. Donc si vos yeux et votre nez vous disent que quelque chose ne va pas, mieux vaut probablement les croire.

Comment détecter une weed moisie en cultivant

Détecter la moisissure le plus tôt possible est essentiel pour sauver votre récolte. Mauvaise nouvelle : une plante infectée doit disparaitre aussi vite que possible. Bonne nouvelle : si vous agissez assez rapidement, les autres plantes pourraient survivre.

Investir dans un microscope de poche peu couteux serait un bon moyen de repérer les invasions fongiques aussi tôt que possible. Si vous attendez que vos têtes en soient recouvertes, il y a de bonnes chances pour que les spores aient déjà été libérées et aient infesté tous vos plants. Grâce à une inspection régulière au microscope, il est possible de repérer l’invasion assez tôt pour vous débarrasser de la plante atteinte.

Apprendre à repérer différents types de moisissures est essentiel. Parmi les plus communs, on retrouve :

Botrytis (pourriture des bourgeons) Oïdium
Fumagine Fusarium
Moisissures émanant du substrat

L’adage est bien connu, mais il vaut la peine de le répéter : mieux vaut prévenir que guérir ! Une connaissance rudimentaire de la température, de l’humidité et des meilleures conditions durant les différents stades du cycle de vie du cannabis sera l’une de vos meilleures défenses à l’encontre de la moisissure.

Comment détecter une weed moisie en cultivant

Comment prévenir et détecter la moisissure du cannabis durant le séchage, l’affinage et la conservation

La guerre contre la moisissure ne se termine pas lors de la récolte de vos têtes. La moisissure reste susceptible d’apparaitre durant la taille, le séchage, l’affinage et la conservation. En fait, le seul moment où l’on peut être certain que la weed ne moisira pas, c’est une fois qu’elle est fumée.

Heureusement, quelques bonnes pratiques devraient protéger vos têtes des désirs destructeurs de la moisissure.

Quel que soit le stade post-récolte où vous vous trouvez, les signes à observer restent les mêmes. Quelles sensations vos têtes offrent-elles au toucher ? Vous remarquez quelque chose d’inhabituel en surface, des patchs duveteux et blanc ? L’odeur est-elle mauvaise ?

Répondre à ces questions vous permettra de déterminer la santé de vos têtes et éviter l’apparition de moisissures. C’est une étape primordiale durant laquelle vous devrez inspecter vos pépites en profondeur tandis que vous les manipulerez. Saisissez cette opportunité et devenez vraiment très proche de votre cannabis.

Vous trouverez ci-dessous des astuces pour éviter la moisissure à chaque étape.

  • Taille

Il y a deux manières de tailler son cannabis. Les cultivateurs soucieux de la moisissure ont tendance à tailler tout de suite après la récolte. On appelle ça la « taille humide », c’est une méthode plus efficace dans ,la prévention de la moisissure que celle de la « taille sèche », qui a lieu après que les têtes aient été séchées sur une longue période.

  • Retirez l’excès de feuillage si possible sans couper les fleurs. Manucurez vos têtes !
  • Non seulement cela améliorera leur apparence finale, mais ça réduira également les chances d’apparition de la moisissure. Les feuilles et les tiges contiennent un tas d’eau qui viendra ralentir le procédé de séchage/d’affinage et augmenter le risque qu’un champignon n’y élise domicile.
  • En plus de prévenir de la moisissure, la taille humide limite la quantité de trichomes perdus dans l’agitation. La taille sèche présente un plus grand risque de perdre les trichomes qui seront plus fragiles.
Comment prévenir et détecter la moisissure du cannabis durant le séchage, l’affinage et la conservation
  • Séchage

Le séchage est un processus extrêmement important. Bien menée, cette étape limitera significativement la menace de la moisissure de vos têtes.

  • Faites sécher vos têtes 7–12 jours (ou plus si elles sont très denses).
  • Employez une pièce sombre avec une bonne circulation de l’air et maintenez une humidité relative de 45–55 %.
  • Une fois que les petites branches se brisent quand soumises à la torsion (plutôt que de juste se tordre), vous savez qu’il est temps de passer à l’affinage.
Comment prévenir et détecter la moisissure du cannabis durant le séchage, l’affinage et la conservation
  • Séchage

Une fois que vous aurez retiré l’eau de l’extérieur des têtes, les débarrassant de près de 10–15 % de leur poids total, il est temps de les affiner et les faire sécher comme il se doit.

  • Placez votre weed dans un bocal hermétique, au sec et à l’abri de la lumière.
  • Gardez un œil sur les points blancs à cette étape. Même s’ils n’ont l’air de rien, ils peuvent être un signe d’invasion de moisissures.
  • Jetez un œil à votre bocal une fois par jour, ouvrez-le et laissez les têtes respirer quelques minutes. On appelle ce processus « faire roter », il permet à l’air de circuler et évite le développement de moisissures.
  • Continuez ce processus durant 2–8 semaines.
  • Plus long sera l’affinage, plus les têtes exprimeront avec grandeur leurs terpènes et leurs saveurs.
Comment prévenir et détecter la moisissure du cannabis durant le séchage, l’affinage et la conservation

  • Conservation

Enfin, une bonne conservation signifie que vos têtes resteront exemptes de moisissure jusqu’au moment où vous souhaiterez les fumer.

  • Gardez vos têtes dans un contenant hermétique ou une boite de rangement destiné à cet effet.
  • Maintenez un environnement à l’abri de la lumière, sec et frais, juste en dessous de 25 °C sera parfait.
  • Une humidité de 58–62 % aidera à prévenir de la moisissure tout en évitant à votre weed de trop sécher.
  • Évitez les frigos et congélateurs.
  • Utilisez des humidipacks tels que le Moisture Fighters pour contrôler et maintenir des niveaux d’humidité adéquats.
  • Tant qu’elle est bien séchée, affinée et conservée, pas besoin de vous occuper de votre réserve durant son stockage.

Cependant, peu importe à quel point ils seront bien conservés, les cannabinoïdes se dégraderont avec le temps, même si la durée de conservation du cannabis est longue, il n’est pas immortel.

Comment prévenir et détecter la moisissure du cannabis durant le séchage, l’affinage et la conservation

Conséquences d’une weed moisie pour les canna-entrepreneurs, cultivateurs et fumeurs

Un seul plant infesté par la moisissure a le potentiel de contaminer vos cultures entières. Absolument tout, du reste des plants au milieu de culture et même les récipients. Si vous cultivez en intérieur, la salle ou tente de culture a besoin d’un nettoyage en profondeur pour s’assurer qu’aucune spore ne survive et infeste la culture suivante.

C’est un scénario de cauchemar, vous pouvez essayer de lutter avec divers agents anti-moisissure, mais les pertes en plants seront fortement élevées quoi qu’il arrive. La pourriture de la weed est une menace que tout cultivateur de cannabis digne de ce nom doit surveiller à toutes les étapes, de la graine au joint.

Une herbe moisie est un déchet et aucun fumeur ne devrait en consommer en le sachant, sous n’importe quelle forme. De même, aucun cultivateur ou canna-entrepreneur ne devrait vendre de la weed qu’il sait moisie. C’est un coup à griller sa réputation à 100 %.

Les fumeurs doivent éviter à tout prix d’avoir un matos pollué et en inspectant le cannabis, vous pouvez au minimum confirmer qu’il est propre avant de l’échanger contre votre argent.

Bien entendu, nous vous recommandons de cultiver votre propre bonne weed bio, en ajoutant de la silice liquide pour renforcer les plants et en utilisant toujours un substrat de culture aéré, bien drainant et de qualité. 

Sources Externes
  1. Too Many Mouldy Joints – Marijuana and Chronic Pulmonary Aspergillosis https://www.ncbi.nlm.nih.gov
Avertissement:
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